Renforcement des capacités en termes de l’élaboration des politiques

Renforcement des capacités en termes de l’élaboration des politiques

Le 05 Février 2020, s’est tenu un atelier intitulé «Renforcement des capacités en termes de l’élaboration des politiques» à  Dar Taliba de Tnin Ourika. C’est une collaboration avec notre partenaire Global Diversity Foundation (GDF), activité soutenue par  Open Society Foundations (OSF), MAVA et Darwin Initiative.

Ceci dans le but d’aider les acteurs de la société civile à comprendre les politiques Marocaines du secteur agricole. Les participants au présent atelier sont les représentants des coopératives et associations faisant des activités liés au secteur agricole dans le Haut Atlas Marocain.

Soufiane M’sou, secrétaire général de MBLA a commencé par introduire le programme HACL (High Atlas Cultural Landscapes) dans lequel s’insère cet atelier suivie par la présentation des objectifs de la présente activité.

Les participants ont eu l’occasion de se présenter et exprimer leurs attentes.

Ensuite, on est passé à la première activité de l’atelier qui est une présentation sur le cadre politique et juridique relatif à l’agriculture et la production des semences par Monsieur Ahmed Bendella. Il a mis le point sur l’importance de l’agriculture dans l’économie nationale ; elle contribue à 14% au PIB national et assure 38,9% d’emploi à l’échelle nationale et 73,7% dans les zones rurales.

Il a aussi présenté la situation du foncier au Maroc et les types du statut juridique des terres ; chose que nombreux participants ignoraient.

Sa présentation a porté aussi sur les outils d’intervention de l’état pour la gestion du secteur agricole ; lancement du Plan Maroc Vert, Promotion de la recherche scientifique, contrôle sanitaire.

Les textes juridiques qui régissent le secteur sont nombreux et englobent des conventions internationales et des lois cadres nationales. En ce qui concerne les conventions internationales, on trouve :

  • convention internationale sur la protection des végétaux (CIPV) ;
  • Convention internationale pour la protection des obtentions végétales (UPOV) ;
  • Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales ;
  • Convention sur la diversité biologique (CBD);
  • traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture ;

A l’échelle nationale, on trouve :

  • Dahir 11° 1-69-169 du 25 juillet 1969 réglementant la production et la commercialisation de semences et de plants ;
  • Loi numéro 9-94, juillet 1997 sur la protection des obtentions végétales ;
  • Loi numéro 24-89 du 10 septembre 1993 édictant des mesures de police sanitaire vétérinaire à l’importation d’animaux, de denrées animales, de produits d’origine animale, de produits de multiplication animale et de produits de la mer et d’eau douce ;
  • Loi numéro 25-08 du 18 février 2009 portant création de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires ;
  • Stratégie nationale et plan d’action pour la diversité biologique au Maroc ;

A la fin de cette session, une discussion verticale et horizontale s’est lancée pour partager les avis et répondre aux questions des participants.

La deuxième activité était animée par monsieur Anitra Abderazzak qui a expliqué de plus le grand projet du Maroc : Plan Maroc Vert tout en insistant sur l’importance de l’agrégation des petits agriculteurs dans les cadres des coopératives ou des groupes d’intérêt économique.

Par la suite, il a parlé des modèles de production des coopératives:

  • Programme de reconversion: remplacer les industries par d’autres plus productives afin d’assurer la pérennité des coopératives ;
  • Programme d’intensification: intensifier la production de produits locaux ;
  • Programme de diversification: diversification des produits ;

Il a présenté l’ensemble des structures  et organismes professionnels (Fédérations Interprofessionnelles, centres de recherche, Office nationale de conseil agricole…).

La troisième et la dernière activité était sous forme d’un débat avec les parties présentes pour créer un réseau rassemblant les coopératives et associations du Haut Atlas du Maroc pour un meilleur échange.   On a eu comme résultat un groupe sur Facebook portant le nom «niki dik pour le développement des coopératives » dont « niki idik » signifie : ensemble la main dans la main.


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